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Des épicuriens à Paris
Posted on February 25th, 2010 Aucun commentaireJe vous avais promis un petit billet Ă©picurien au retour de notre dernier voyage Ă Paris. Mis Ă part le froid, la pluie et le rhume, notre voyage fut trĂšs agrĂ©able et avec une forte tendance Ă©picurienne. Nous avons fait l’expĂ©rience de plusieurs restaurants de tendances diverses (chinois, thaĂŻlandais, espagnol, italien et français). Notre hĂŽtel Ă©tait dans le quartier de la Porte d’Italie. Il y avait de bons restaurants italiens, mais Ă©galement plusieurs asiatiques. Nous avons essayĂ© deux restaurants chinois et un thaĂŻlandais. Ils Ă©taient excellent. Une ambiance trĂšs typique, remplis de clients asiatiques, une cuisine asiatique authentique (pas du chinois sucrĂ© d’AmĂ©rique), menĂ© dans les 2 cas par des chinoises et croyez-moi, c’Ă©taient des vrais meneuses. Donc si vous passez dans ce quartier et que vous avez le goĂ»t de cuisine asiatique, vous avez un grand choix.
Une expĂ©rience mĂ©morable fut le restaurant Au Pied de Cochon (aucun lien avec celui de MontrĂ©al, nous avons demandĂ© au serveur, il le connaissait toutefois, car ils font des Ă©changes avec un chef du QuĂ©bec qui leur en avait parlĂ©). Dans le quartier des Halles, de l’autre cotĂ© de la rue en face de l’Ăglise St-Eustache (qui en passant abrite un orgue de 8,000 tuyaux, impressionnant) C’est un restaurant français trĂšs connu avec une spĂ©cialitĂ© pour le porc mais Ă©galement reconnu pour les fruits de mer. Comme j’adore les fruits de mer, je me suis fait plaisir (voir les photos). Il faut savoir que si janvier ce n’est pas le mois idĂ©al pour le tourisme en France, c’est par contre un des meilleurs mois pour les fruits de mer. J’ai mĂȘme prix un oursin (une premiĂšre pour moi) car ils venaient d’en recevoir un arrivage frais dans l’aprĂšs midi. Bref un rĂ©gal, des huĂźtres d’une fraicheur exquise, juteuses et bien charnues. Des coquillages Ă point et l’oursin dont le goĂ»t surprend mais qui se laisse apprivoiser.
Le clou de notre visite Ă©picurienne fut toutefois notre souper (oups !! diner) Chez Denise dans le quartier des Halles (pas trĂšs loin du restaurant Au Pied de Cochon). C’est une institution Ă Paris. C’est le dernier restaurant de ceux qui alimentaient les marchands et les clients des Halles (ancien marchĂ© public de Paris). Ils servent une cuisine authentique, bourgeoise, sans prĂ©tention, aux portions gĂ©nĂ©reuses et d’une fraĂźcheur exemplaire. Il faut absolument rĂ©server mĂȘme le midi ou le soir en semaine. Nous y sommes allĂ© un mardi soir, en janvier, il y avait 3 services et tous affichaient complet. Une ambiance trĂšs intime (environ 50 places), des serveurs qui gueulent, des clients qui n’ont d’autres choix que de fraterniser (les tables sont Ă 2 pouces les unes des autres). Bref c’est ma dĂ©finition d’Ă©picurien : les saveurs, les odeurs, l’ambiance, tous les sens sont stimulĂ©s, des voisins agrĂ©ables, des discussions passionnĂ©es (le vin rend toutes les discussions passionnĂ©es …) .
Pas de menu, tout est sur l’ardoise. J’ai pris le Civet de cerf grand veneur et mon Ă©pouse le Saumon braisĂ© sauce moutarde. C’Ă©tait excellent, j’ai bien apprĂ©ciĂ© entre autre la confiture de myrtilles et la purĂ©e de cĂ©leri rave, une combinaison surprenante mais qui accompagnait trĂšs bien le civet de cerf et sa riche sauce Ă base de vin rouge. Le tout arrosĂ© du vin maison, une cuvĂ©e faites pour eux, un bon vin de table sans prĂ©tention, qui se prend bien et ne donne pas de remords le lendemain (avec modĂ©ration toujours).  Nos voisins, qui Ă©taient des habituĂ©s (un marchand de fruits et lĂ©gumes et son Ă©pouse qui approvisionnent entre autre ce restaurant), alors imaginez : des marchands de fruits et lĂ©gumes français, un agronome quĂ©bĂ©cois et son Ă©pouse qui sont jardiniers bios. En peu de temps, nos verres Ă©taient remplis comme par magie. Ils ont partagĂ© Ă©galement leurs surplus de frites et c’est vrai qu’elles sont bonnes. Quand est arrivĂ© la question du dessert (on n’avait plus faim) mais ils nous ont recommandĂ© le baba au rhum et la mousse au chocolat. Ne voulant surtout pas causer d’incidents diplomatiques
, nous avons commandĂ© ces desserts. Vous auriez du voir la taille du baba au rhum. Il est fait par un pĂątissier spĂ©cialement pour eux (le mĂȘme depuis plus de 25 ans). Une portion d’environ 10 cm par 15 cm : un bloc de baba au rhum qui dĂ©borde de rhum et en plus une bouteille de rhum qui circule de table en table pour en rajouter. J’ai encore mal au ventre rien que d’y repenser mais quel dĂ©lice, quel rĂ©gal. Et la mousse au chocolat Ă©tait tout aussi spĂ©ciale, une mĂ©ga dose de chocolat. AprĂšs avoir rĂ©ussi Ă tout manger, nous avons fini cela avec un cafĂ© bien tassĂ©, tout en poursuivant nos discussions avec nos voisins.Et finalement les fameux desserts (nous n’avons pas pu rĂ©sister et y avons goutĂ© avant de penser Ă les prendre en photos …..
Bref une vrai belle expĂ©rience Ă©picurienne et une adresse chaudement recommandĂ©e si vous allez Ă Paris. Mais n’oubliez pas de rĂ©server.
Bon voyage et bonnes expériences épicuriennes.
Des liens pour plus d’informations :
Chez Denise (malheureusement ils n’ont pas de site web).
http://www.linternaute.com/sortir/sorties/resto/paris/restos-pot-au-feu/denise/chez-denise-tour-montlhery.shtml
http://www.paris-bistro.com/choisir/paris1/chezdenise.html
Le pied de Cochon :
http://www.pieddecochon.com/index.php?lang=fr
http://www.restoaparis.com/fiche-restaurant-paris/au-pied-de-cochon.html
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Lecture récente : Le Huit (The Eight) par Katherine Neville
Posted on February 22nd, 2010 Aucun commentaireCe roman est un vĂ©ritable plaisir Ă lire. Une intrigue bien ficelĂ©e, une Ă©criture prĂ©cise, des personnages bien dĂ©coupĂ©s. Sur un fond dâĂ©checs (le jeu) se dĂ©roule deux histoires en parallĂšles (lâune aux environs de 1790 en pleine rĂ©volution française et lâautre aux alentours de 1972 avec en arriĂšre plan la crĂ©ation de lâOPEP). Une intrigue oĂč se mĂȘlent les Ă©checs (avec toute leurs stratĂ©gies, les sacrifices, les coups pensĂ©s longtemps Ă lâavance) ,la musique, les mathĂ©matiques, les secrets oubliĂ©s, les Ă©nigmes Ă rĂ©soudre, les intrigues politiques de lâancien et du nouveau. Tout cela parce quâun certain jeu dâĂ©checs vieux de plus de 1000 ans, cacherait une formule assurant un pouvoir, une puissance incommensurable.
Ce roman, âbest-sellerâ dans plus de 20 pays, est solide, intriguant et remplis de passages trĂšs Ă©rudits sur lâhistoire, les sociĂ©tĂ©s secrĂštes, etc. Ne vous mĂ©prenez pas, câest trĂšs diffĂ©rent (en beaucoup mieux) du genre Dan Brown (Da Vinci Code). Une lecture que je vous recommande sans hĂ©sitation, un de mes coups de cĆur.



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